4.67 Lebenswissenschaften und Naturwissenschaften

Aus Alternativ-Grammatik
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Aus dem Inhalt

Ist die Beschäftigung mit Sprache/Literatur das 'Aschenputtel' gegenüber den sog. "Lebenswissenschaften" (Biologie, Medizin), die sich um die physischen Lebensmöglichkeiten kümmern, und gegenüber den wirtschaftlich so wichtigen "Naturwissenschaften"?

So sieht es häufig aus. Dabei ist die Thematik "Sprache, Kommunikation, Kognition" Grundlage aller Wissenschaften. Linguistik und Literaturwissenschaften - wenn sie sich selbst nicht bisweilen unter Niveau präsentieren würden - könnten sich mindestens als gleichberechtigt in diesem Konzert melden, könnten gar eine Art Grundlagendisziplin sein.


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1. Medizin und Sprache

1.1 Plus d'écoute pour mieux soigner

aus einem Artikel über médicine narrative, Le Monde, 18. Febr. 2015:

"Prenez cinq à dix minutes pour écrire une histoire de prise
en charge d'un de vos patients, une histoire qui vous a
marqué. La forme et le style sont à votre convenance,
l'orthographe et la syntaxe secondaires. Vos talents littéraires
ne sont pas jugés dans cet exercice", explique tout sourire,
le docteur Luce Condamine à ses étudiants.
   Ils sont une dizaine, filles et garçons d'une
bonne vingtaine d'années, tous en DCEM2 - quatrième
année de médecine - à la faculté Paris-Descartes. ...
   L'objectif de ce module, pour l'instant presque
exclusivement dispensé à l' université Paris-Des-
cartes, est de les sensibiliser à l'écoute des
récits des patients et de stimuler leur réflexion
sur le métier de médecin. A la base de cette discip-
line venue des Etats-Unis, l'utilisation des
principes de la narratologie, analyse structurelle de
textes littéraires.
   Avant le top départ, Luce Condamine, chargée de
l'ED et pédiatre, rappelle les règles: stricte con-
fidentialité; respect des autres; possibilité de
poser un joker en cas de situation embarrassante.
Certains étudiants se mettent immédiatement á écri-
re, d'autres restent quelques minutes le nez en l'air.
Un quart d'heure plus tard, tous ont reposé
le stylo. Le tour de table commence, chacun lit son
texte, point de départ d'une discussion parfois
animée.
   Beaucoup présentent 'leur' cas comme une observa-
tion qu'ils consigneraient dans le dossier médical
du patient, avec une grande précision sur le plan
technique, mais sans beaucoup se mettre en scène
comme narrateur. Une jeune femme décrit ainsi au
scalpel tout le processus de réanimation d'une
patiente, y compris le massage cardiaque. Seul ses
derniers mots, quoique tout en retenue, traduisent
une certaine empathie: "C'était une dame fort
sympathique par ailleurs."
   Quelques uns ont opté pour un récit beaucoup
plus personnel. Comme ce garçon encore traumatisé
par le premier patient qu'il a examiné. C'était en
réanimation, et aucun médecin de l'équipe ne
l'avait prévenu que le malade en question était un
jeune homme du même âge que lui, dans le coma,
intubé et perfusé de partout.
"Il n'était pas concevable pour moi de faire
l'observation de quelqu'un avec qui je pouvais
pas parler, explique l'étudiant. J'ai juste
relevé des constantes évidentes [comme le pouls,
la tension artérielle],
ce qui n'a pas plu aux internes."
   "Ce n'était pas très sympa de donner un tel
cas comme première observation" rebondit le
docteur Condamine.
"Vous trouverez cela normal?" demande-t-elle à
l'assemblée. Personne ne semble vraiment choqué.
"C'est comme cela
que l'on apprend", lâche un étudiant,
"Je pense que cela fait partie des moyens pour 
apprendre à se mettre à distance", explique-t-
elle. ...
   A la fin de la séance, tous semblent plutôt
contents.
"Pour moi, il s'agit surtout d'un travail sur
soi par l'écriture, c'est important de le faire
au moins une fois", estime une étudiante. Une
autre avoue qu'elle préférait faire l'exercice à
l'oral.
"Le fait d'écrire fait venir d'autres choses à
la conscience dont on peut discuter
ensuite, justifie Luce Condamine.
Ici, on ne fait pas d'éthique ni de psycho, on
n'interprète rien. On vous donne des outils pour
vous permettre de grandir, d'être un meilleur
soignant."


1.2 Wie gelingt Erinnerung?

S. Bode, Die vergessene Generation. Kriegskinder brechen ihr Schweigen. Stuttgart 2004

(208) "Patienten besitzen häufig keine Worte
für das, was ihnen widerfahren ist. Ihre Er-
innerung besteht aus Fragmenten, Bilder tauchen
auf, Gerücht oder Geräusche, verbunden mit über-
wältigenden Gefühlen, was man ungenau als Hallu-
zination bezeichnen könnte. Tatsächlich handelt
es sich um die für Traumatisierte typische Flash-
back-Symptomatik, die durch bestimmte Reize aus-
gelöst werden kann. Die Patienten werden von
Erinnerungsfragmenten geradezu überschwemmt, sie
können zwischen Vergangenheit und Gegenwart nicht
mehr unterscheiden.
   Untersuchungen mit bildgebenden Verfahren
machen deutlich: Während eines Flashbacks ist im
Wesentlichen die rechte Hirnhälfte aktiviert;
besonders gilt das für Regionen, die für das Ver-
arbeiten emotionaler Emotionen wichtig sind. Auf
der linken Seite dagegen ist die Aktivität schwach,
vor allem in der Umgebung des Broca-Areals, dessen
Aufgabe darin besteht, Erfahrungen in Worte zu
fassen. Bei schweren Traumatisierungen (209)
stehen wesentliche  Funktionsbereiche der beiden
Gehirnhälften nicht mehr ausreichend in Verbindung.
   Es gibt also eine wissenschaftliche Bestätigung
dafür, dass Patienten ihr Überflutetwerden nicht
beschreiben, sondern, wie häufig beobachtet wird,
nur ängstlich zitternd über sich ergehen lassen
können.
   Dies ist auch der Grund, warum so viele Patien-
ten zunächst über den Kommunikationsweg Sprache
nicht zu erreichen sind und warum das unbedachte
'Darüberreden', das therapeutisch gut gemeinte
Ansprechen einer traumatischen Situation schädlich
sein kann, weil es beim Gegenüber neue Flashbacks
auszulösen vermag.
   Es kann zudem erklären, warum in der deutschen
Literatur so wenig über den Luftkrieg aus Kinderper-
spektive zu finden ist. Vielleicht ist der Grund für
das Schweigen nicht so sehr die Scham, dass man
angesichts der Holocaustopfer seine eigenen Leiden
nicht sehen durfte, sondern vielmehr das Fehlen der
Sprache. ...
   Auch Forte hatte Jahrzehnte gebraucht, bis er in
der Lage war, sich seinen Kriegserinnerungen
zu stellen. In den Neunzigerjahren wurde sein Roman
'Der Junge mit den blutigen Schuhen' veröffentlicht.
Eine Form der psychischen Verarbeitung war das
Schreiben allerdings nicht. 'Man wird nicht befreit',
sagte er, 'man wird es nicht los, aber es wird einem
bewußt. Es sitzt dann im Kopf.'
   Nicht, als Forte Notizen für seinen Roman machte,
sondern (210) erst beim Schreiben, beim Erzählen war
die detaillierte, zusammenhängende Erinnerung
gekommen, und zwar in Schüben. Der Schriftsteller
schildert seine Erfahrung wie einen Dammbruch:
'Plötzlich ist alles wieder da, was man als Kind
erlebt und in sich verkapselt hat. Es bricht auf und
ist da und erfaßt einen körperlich. Da bin ich auch
zusammengebrochen. Man kann am Roman genau merken,
wann ich die Erinnerungsschübe abbreche.'
   Erst hier begriff ich, was Forte meinte, als er
zu Beginn des Gesprächs gesagt hatte: 'Einen
Luftangriff kann man einmal beschreiben und dann
nie mehr im Leben.' "